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Foot Mercato

Jordan Ferri : «je suis totalement prêt et ouvert à un retour en France»

13. august 2026

À 34 ans, Jordan Ferri a une faim de loup et des fourmis dans les jambes. Après une saison compliquée à la Sampdoria où il n’est apparu qu’à six reprises sans forcément avoir d’explication sur sa mise à l’écart, le milieu français est prêt physiquement et motivé comme jamais à l’idée de se lancer dans un nouveau projet. Si la porte n’est pas fermée à l’étranger, l’ancien joueur de l’OL et de Montpellier a une préférence pour un club français auquel il pourrait apporter son expérience du haut niveau, ses qualités, sa capacité à encadrer de jeunes éléments ou encore sa personnalité de battant. Pour Foot Mercato, le natif de Cavaillon revient sur une année qui lui a beaucoup appris et évoque ses envies pour la suite.

Foot Mercato : il y a environ un an, vous avez quitté Montpellier et la Ligue 1 pour rejoindre la Sampdoria. Pourquoi ce choix ?

Jordan Ferri : j’avais besoin de passer à autre chose. Je n’avais jamais joué à l’étranger. J’avais fait toute ma carrière en France. Donc j’avais l’envie de vivre un peu cette expérience à l’étranger. L’opportunité de la Sampdoria s’est présentée. Avec Montpellier comme avec la Sampdoria, on est tombé d’accord assez rapidement. Le projet qui m’était proposé me paraissait cohérent à ce moment-là du mercato où on savait que Montpellier souhaitait le départ des gros salaires après cette malheureuse descente en Ligue 2.

FM : votre année à Gênes n’a pas été évidente et n’a pas ressemblé à ce que vous attendiez, puisque vous n’avez joué que 6 rencontres. Ce qui pose forcément question. Comment expliquez-vous cela ?

J.F. : à mon arrivée à Gênes, j’ai joué le match de Coupe d’Italie (contre la Spezia, défaite 5 à 3 aux t.a.b, ndlr) et deux matches de championnat (contre Modène et Südtirol). Malheureusement pour nous, les résultats n’ont pas été au rendez-vous. J’ai fait deux ou trois entrées. Ensuite, mon temps de jeu s’est réduit. Parfois, je n’étais pas dans le groupe. Je n’ai pas eu réellement d’explications de la part de la Sampdoria. La seule chose que je peux dire, c’est que ce manque de temps de jeu n’est pas dû à des problèmes physiques. Je me suis entraîné toute l’année sans pépin physique. Ça a juste été une décision en interne de m’écarter du groupe pour les matches, de la part de la direction et du staff technique. C’était une saison difficile et compliquée mentalement. Mais je pars du principe qu’on apprend à tout âge, donc ça va me servir aussi pour ma fin de carrière. Je vais l’aborder différemment. Aujourd’hui, j’ai l’envie de trouver un nouveau projet où je peux pleinement m’épanouir.

FM : comment avez-vous vécu cette situation qu’on imagine très frustrante ?

J.F. : ça a été une saison très frustrante comme vous l’avez dit. Moi, je me suis toujours battu pour jouer. J’ai toujours eu affaire à une concurrence saine et loyale. Là, j’ai peut-être eu l’impression de me battre sans arme. Mais je n’ai rien lâché. J’ai été présent à toutes les séances d’entraînement. J’ai toujours essayé de travailler et de montrer que j’avais encore le niveau pour aider une équipe. C’était une saison frustrante, difficile mentalement. Mais ça m’a permis de m’endurcir et de me rendre compte que rien n’est jamais acquis, qu’il faut travailler pour avoir ce qu’on mérite.

FM : si tout n’a pas été parfait, que retenez-vous de cette expérience en Italie ?

J.F : le football ici est très tactique, physique. La Serie B, c’est beaucoup de duels et d’engagement, mais aussi de rapidité. C’est vrai que le football en Italie est différent. Il est beaucoup plus athlétique et basé forcément sur la tactique que les Italiens apprécient énormément. Je suis encore sous contrat avec la Sampdoria, donc j’ai pu faire une préparation avec eux. Il y a un nouveau staff qui est arrivé. J’ai pu avoir du temps de jeu durant la préparation.

FM : vous en avez parlé un peu avant, vous êtes ouvert à un départ cet été. Avez-vous déjà des touches ou des discussions avec des clubs ?

J.F. : oui, bien sûr. Il y a eu quelques prises de contact, des prises de renseignements. J’ai aussi une réunion avec la Sampdoria en début de saison. Je suis quelqu’un de franc et je leur ai clairement dit les choses au vu de la saison passée. Je leur ai fait savoir que j’allais chercher un nouveau projet, mais que je respecterai quoi qu’il arrive mon engagement avec eux, dans le sens où il me reste une année de contrat. On sait que nous les joueurs, quand on est dans cette situation contractuelle, on peut être amené à vouloir trouver un nouveau projet. Mais il faut respecter le contrat qui nous lie au club. Donc j’essaye de travailler sur ça en ce moment, tout en travaillant au quotidien pour être prêt pour un éventuel nouveau projet. Donc bien sûr que j’ouvre la porte à un retour en France car c’est là où j’ai le plus performé. Je connais aussi les difficultés financières du football français actuellement. C’est aussi à nous joueurs de nous adapter à ce nouveau marché en France.

Jordan Ferri est prêt pour un nouveau départ

FM : quels projets peuvent vous tenter ? La Ligue 1, voire la Ligue 2 peuvent-elles vous botter ?

J.F. : bien sûr. Je suis ouvert à un projet cohérent où mon expérience peut être utile. Comme je l’ai dit précédemment, je sors d’une préparation où j’ai pu faire la totalité des séances, avoir du temps de jeu pendant les matches de préparation. Donc ça aussi c’est intéressant. Ça m’a permis de reprendre le rythme et le goût des matches. Donc bien évidemment qu’un projet en Ligue 1 ou en Ligue 2 peut m’intéresser. Je veux surtout avoir l’opportunité d’apporter mon expérience et surtout mon envie qui est intacte encore plus avec la saison que je viens de vivre. Cette année où j’ai eu très peu de temps de jeu m’a permis d’apprendre énormément sur moi-même et surtout me confirme que j’ai les capacités et l’envie d’aider un groupe et un club. Je veux encore m’exprimer pleinement sur un terrain.

FM : même si votre passage à la Sampdoria n’a pas été ce que vous attendiez, êtes-vous ouvert à une nouvelle expérience ailleurs à l’étranger ou même en Italie ?

J.F.: je ne ferme la porte à aucune opportunité, même si je suis conscient aussi qu’avec la saison quasi nulle que j’ai faite les meilleures opportunités sont en France, là où on m’a connu le plus, où j’ai pu montrer mes capacités. Je n’ai joué qu’en France avant d’aller en Italie. C’est le football que je connais le mieux et où j’ai le plus performé. Je ne ferme aucune porte, mais il est vrai que j’ai une petite préférence pour un retour dans mon pays natal où je connais parfaitement le football.

FM : que pouvez-vous apporter à un club aujourd’hui ?

J.F.: je peux apporter mon expérience et surtout mon envie et ma passion du football qui restent intactes. Tout au long de ma carrière, j’ai toujours su me battre pour me faire ma place. Ces dernières années, j’ai pu encadrer les plus jeunes, notamment à Montpellier. J’ai eu aussi cette possibilité d’apprendre le métier à des plus jeunes. Le foot français fait souvent appel à des footballeurs de plus en plus jeunes. Avoir cette faculté de jouer, tout en ayant cette capacité de transmettre tout ce que j’ai appris au fur et à mesure de ma carrière c’est aussi une force que j’ai pu développer. On a aussi pu voir l’ensemble de mes valeurs et de mes capacités pour pouvoir aider une équipe à performer le plus possible. Je m’aperçois tous les jours que j’ai encore les capacités pour évoluer au plus haut niveau. J’attends juste la meilleure opportunité pour pouvoir le montrer.

FM : de plus, vous êtes prêts physiquement et disponible pour aider un club tout de suite…

J.F. : je suis prêt physiquement. J’ai fait la totalité d’une préparation à l’italienne où le physique est au cœur du travail. Je me sens totalement apte physiquement. J’ai eu du temps de jeu en préparation. Donc je suis totalement prêt. Il n’y a plus qu’à avoir l’opportunité de le montrer.

FM : vous l’avez justement dit, de nombreux clubs français ont des moyens limités sur le mercato. Votre statut et votre situation actuelle font de vous une bonne affaire pour des écuries qui souhaitent un renfort à moindre coût et qui présente l’avantage de bien connaître le championnat français.

J.F.: je suis ça dans la presse et je sais aussi un peu de l’intérieur, que les clubs français sont en grosses difficultés financièrement. C’est à nous les joueurs de nous adapter au marché et d’avoir des prétentions salariales qui s’adaptent au marché pour que le football français puisse continuer à vivre. Me concernant, il me reste une année de contrat. Donc il y a plein de possibilités pour construire un nouveau contrat.

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