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6. lokakuuta 2026

Selon des enquêtes du Monde et du New York Times publiées ce mardi, la République démocratique du Congo n'aurait pas dû participer à la Coupe du monde 2026. En cause: l'inéligibilité de Lionel Mpasi, sur laquelle la Fifa aurait fermé les yeux.
Elle avait décroché une qualification historique pour la Coupe du monde 2026. Après s'être imposée au bout du suspense contre le Nigeria en finale des barrages de la zone africaine (1-1, 4-3 tab), la République démocratique du Congo l'avait emporté face à la Jamaïque (1-0) lors du barrage intercontinental, validant la deuxième participation de son histoire à un Mondial (après 1974). Mais la sélection congolaise aurait pourtant pu (et dû?) être exclue de la compétition, comme l'affirment les enquêtes publiées ce mardi par Le Monde et le New York Times.
En cause: l'inéligibilité du gardien havrais Lionel Mpasi, qui a participé aux qualifications pour la Coupe du monde 2026. Une inéligibilité dont se serait aperçue la Fifa... qui aurait décidé de fermer les yeux.
L'affaire commence le 28 novembre 2025 avec un recours déposé par la Fédération nigérianne de football (NFF), quelques jours après la défaite des Super Eagles. La NFF soupçonne plusieurs joueurs congolais d'être inéligibles pour des raisons de nationalité et de fraude aux passeports et réclame, sur la base du code de discipline de la Fifa, une victoire par forfait.
Ce n'est que le 10 mars 2026, après une relance auprès du secrétaire général de la Fifa, Mattias Grafström, que la NFF reçoit une réponse. L'instance internationale affirme alors "n'avoir reçu sa requête que le 9 mars et la considère irrecevable pour des raisons formelles et de délais", indique Le Monde.
Mais après des recherches plus approfondies, les juristes de la Fifa découvrent l'inéligibilité de Lionel Mpasi en raison de sa double nationalité franco-congolaise. Le portier de 32 ans, né à Meaux en région parisienne, a disputé plusieurs rencontres avec l'équipe de France dans les catégories jeunes et ne serait pas allé au bout du processus pour changer d'affiliation fédérale, malgré des démarches administratives lancées dès 2021 par la Fédération congolaise de football (Fecofa).
Or, selon l'article 19 du code disciplinaire de la Fifa, "si un joueur prenant part à un match est déclaré inéligible à la suite d'une réclamation, l'équipe à laquelle il appartient est sanctionnée d'un match perdu par forfait et d'une amende de 6.000 francs suisses (6.500 euros) au minimum." Un point de règlement que les juges n'ignorent pas, pointant un "risque de protestation" concernant le barrage contre la Jamaïque.
Les juristes suggèrent alors plusieurs sanctions, dont celle de décider que la RDC a perdu par "forfait" le "match" contre le Nigeria, ce qui aurait alors permis aux Super Eagles disputer le barrage contre la Jamaïque. Mais ces recommandations n'ont pas été suivies, aucune sanction disciplinaire n'ayant été publiée sur le site de la Fifa. Selon Le Monde, Gianni Infantino et le secrétaire général de l'instance auraient pourtant été au courant de ces éléments sensibles.
Pourtant, la jurisprudence est claire: plusieurs précédents existent et l'équipe en tort a toujours été sanctionnée. Cette nouvelle polémique risque de faire grincer des dents, alors que Gianni Infantino est déjà dans la tourmente après l'échec de son projet de création d'entreprise de la Fifa pour en ouvrir le capital à des investisseurs privés.
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