RMC Sport
12 ตุลาคม 2569

Dans quelques semaines, la Ligue de Football Professionnel va relancer un appel d’offres pour la Ligue 1, avec l’objectif de trouver un diffuseur capable d’apporter un minimum garanti intéressant dès la saison prochaine. Après deux exercices passés avec la plateforme Ligue 1+, et des revenus quasi inexistants, ce potentiel nouveau diffuseur doit aussi faire passer le championnat de France dans une nouvelle ère.
Un nouvel épisode de la série des appels d’offres de la Ligue 1 est sur le point de voir le jour dans les prochaines semaines. Au début du mois de novembre, LFP Media va lancer un appel d’offres pour la diffusion de la Ligue 1 à partir de 2027.
Après deux saisons de diffusion du championnat de France sur l’antenne de Ligue 1+, la plateforme lancée en catastrophe par la LFP à l’été 2025, les dirigeants des clubs français espèrent trouver un nouveau diffuseur capable d’apporter un minimum garanti afin de redonner un peu d’oxygène aux 18 clubs professionnels.
En dehors de l’aspect financier, "il faut que la Ligue 1 arrive à recréer l’événement", confie un président de Ligue 1 très investi sur ce sujet. Et de poursuivre: "Les équipes de Ligue 1+ ont réalisé un travail très sérieux, mais la chaîne reste assez confidentielle. Je peux le voir au quotidien dans mon cercle familial, en dehors des fans de football, Ligue 1+ n’a pas attiré le grand public, il faut qu’on arrive à faire basculer vers l’abonnement les personnes qui nous ont lâchés après Mediapro."
LFP Media a décidé, depuis plusieurs mois, de ne plus communiquer le nombre d’abonnés à sa plateforme. Sur l’ensemble de la saison dernière, Ligue 1+ pouvait compter autour de 1,1 million d’abonnés en moyenne, avec un chiffre inférieur à cette moyenne en fin de saison.
Comment élargir son audience? "C’est la grande question", répond un responsable de chaîne sportive française, tout en admettant que "c’est obligatoire pour continuer d’exister." "On peut voir qu’à l’étranger de nombreuses chaînes jonglent de plus en plus entre une partie gratuite et une partie payante, c’est bien d’avoir une fenêtre d’exposition en clair pour réaliser une publicité du produit, c'est une idée", poursuit-il.
"L’hyperdistribution de Ligue 1+ a été un bon point pour la plateforme, mais je pense qu’il faut que la Ligue 1 retrouve une exposition sur une chaîne ancrée dans le paysage, peut-être même sur la TNT, où vous pouvez viser de belles audiences en clair."
"Quels sont les matchs qui fonctionnent aujourd’hui en France?", questionne un autre patron de chaîne. "Ce sont les rencontres européennes sur Canal+, oui le produit attire car c'est la Ligue des champions mais le traitement éditorial est aussi excellent", ajoute-t-il.
"Ligue 1+ est un produit propre mais beaucoup trop positif, les interviews passent inaperçues, les abonnés cherchent aujourd’hui des personnages, des gens engagés sur un sujet qui permettent d’accompagner l’avant et l’après-match, et c’est bien utile pour une chaîne à l’ère des réseaux sociaux."
De nombreux interlocuteurs se questionnent aussi sur l'avenir immédiat de Ligue 1+, avec le lancement de l'appel d'offres en cours de saison. Cette séquence pourrait nuire aux abonnements de la plateforme, des fans de foot pourraient hésiter avant de souscrire à un abonnement à la plateforme.
En mai dernier, Maxime Saada, président de Canal+, avait estimé dans L'Equipe que Ligue 1+ était "un succès éditorial, mais un échec économique". La chaîne a rapporté autour de 150 millions d'euros la saison dernière, avant les prélèvements obligatoires.
Dans le prochain appel d’offres de la Ligue 1, le diffuseur intéressé par le championnat de France aura l’occasion d’obtenir la distribution exclusive de la plateforme de la LFP, Ligue 1+, s’il ne souhaite pas gérer ce droit au quotidien.
Cette option pourrait potentiellement correspondre à une plateforme qui ne veut pas s’ennuyer à créer une rédaction, gérer l'aspect production et qui préfère prendre un produit clé en main. C’est aussi l’espoir des différentes incarnations de la chaîne de la Ligue afin de poursuivre l'aventure débutée la saison dernière.
"Avec ce système, vous confiez la distribution de la Ligue 1 à une plateforme bien précise, et donc vous perdez l’hyperdistribution du championnat. En dehors du montant que vous pouvez percevoir, vous repartez surtout au point de départ avec des audiences confidentielles pour le foot français", confie une personne en charge des acquisitions dans une chaîne française.
Tout en ajoutant: "Je peux conseiller à la chaîne qui veut faire ça de bien regarder les coûts de production, il y a de belles économies à faire." Encore faut-il que l'appel d'offres lancé début novembre trouve un diffuseur intéressé par le championnat de France. Ce moment important pourrait aussi déboucher sur un appel d'offres où aucun diffuseur n'obtient les droits, ouvrant la porte à une discussion de gré à gré.
บทความโดย RMC Sport GoalingBreak แสดงข้อความเพื่อให้ง่ายต่อการอ่าน: สิทธิ์ทั้งหมดเป็นของผู้เผยแพร่
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